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CERAMIQUE

1070 Anderlecht
Belgique
+32 (0)493 41 85 88
info@rachellabastie.net
www.rachellabastie.net

Des objets-vie

Depuis ses débuts au tournant des années 2000, Rachel Labastie pratique principalement la sculpture au feu. Terre cuite, grès, céramique, porcelaine sont chez cette jeune artiste formée aux Beaux-arts de Lyon les médiums d’élection d’une oeuvre se déclinant en de multiples objets sculptés. Ceux-ci, le plus souvent familiers, empruntent à l’univers du quotidien : un lit, des bottes, des pilules, des briques, ou encore à notre constitution corporelle : dents, cerveau. Il arrive dans quelques cas que la thématique propre à l’artiste dérive : une cage, une barque à moitié engloutie dans le lit d’un fleuve, des ailes d’ange, une chapelle de la taille d’une cabane (en bois d’érable celle-ci, et non en terre), des masques de soudure, un rideau donnant l’impression de flotter dans l’air… forment alors le florilège de cette oeuvre fortement marquée par le poids de l’objet, soudainement moins limpide qu’intrigante dans sa raison d’être.

Des plus singuliers, familier autant qu’étrange, l’univers de Rachel Labastie produit un fort rayonnement, une indéniable attraction. Jusqu’à ce point : porter le spectateur, au-delà du spectacle et de la curiosité, à l’enquête, une enquête que l’on pressent d’emblée propice à nous rapprocher de l’être, d’esprit métaphysique.

Paul Ardenne

CERAMIQUE

Rue de la Cure, 1
7750 Russeignies - Mont de l’enclus
Belgique
+32 (0)69 76 97 98
annemarielaureys@skynet.be
w
ww.annemarielaureys.com

 

Anne Marie Laureys a étudié la céramique au Hoger Kunst Instituut Sint Lucas de Gand. Depuis lors, plus un jour ne sʼest passé sans quʼelle ne touche à lʼargile. Son langage, cʼest le tour, sa façon de pénétrer le matériau.

Elle aime que ses céramiques expriment fraîcheur et passion. Elle les veut tactiles. Travailler lʼargile, cʼest explorer ses lois physiques et donner forme à la sensualité quʼelle en éprouve. Cʼest célébrer ce moment intense où émergent un espace, des formes fines et délicates qui révèlent la vitesse, la fluidité et lʼextrême plasticité de lʼargile. Dans ses formes tournées puis transformées, elle tente dʼinsuffler sa sensibilité toute personnelle, une sensibilité qui va de pair avec la tension et la flexibilité de la terre humide. Elle aime à stimuler une large palette de sens, à rendre palpable le geste, aussi mystérieux à ses yeux que lʼexpérience sexuelle.

« Mes céramiques, dit-elle, sont des métaphores de sensations. » Clay-e-motion.

Le travail dʼAnne Marie Laureys est présent dans les collections de la Province de Hainaut (Belgique), du Taipei County Yingge Ceramics Museum (Taiwan), du Arts and Crafts Museum de Shanghai (Chine) et du China and Keramikmuseum du Westerwald (Allemagne).

 

 
 
Le bijou voyage avec celui qui le porte.
Son socle, c’est le corps.
Transport d'intimité, de couleur, de poésie, de vide, de sensualité, d'émotion, de lien, de silence, de sensible, de haine, de aime, de cris, de vie, de mort, de dire, de rire, d'art, ... il invite au dialogue.
“… Si l’on peut aller jusque là: le tranchant de la sensibilité, la très subtile construction, tout cela dans
une sorte d’émotion perpétuellement menacée.”
 
A propos du travail de Claire
JM-H 1997

CERAMIQUE

Rue Boly, 2
1390 Archennes
Belgique
+32 (0)10 84 17 84
the.lebrun@gmail.com

 

Le regard circule. Et la lumière traverse, du dedans au dehors, du dehors au dedans, de l'envers à l'endroit, et à travers. Quand la lumière s'en va, il reste les vides et ses bords, blanchis.

Poils hérissés, chenilles de transmission, tronçon de cylindre mouvant, éponges marines, structure trouée à double paroi trouée, calcification d'un oubli, portion d'abdomen d'insecte fossilisé.

Genèse. Le végétal armature sera choisi, cueilli, coupé. Puis, chaque petit tronçon sera trempé, enrobé de papier porcelaine. Il trouvera son double, s'accolera et prendra place, accolé de nouveau à ses congénères dans le minutieux et périlleux montage de la paroi. L'objet est élaboré dans une longue patience, un cocon de silence. La paroi est envers et endroit, elle tourne, rejoint son début et s'enroule. Elle s'élève et se fait ossature.

Quand viendra l'étape de la cuisson, le végétal sera brûlé, perdu. En négatif, resteront l'empreinte de sa texture et les vides laissés par le corps disparu. La consistance est maintenant du côté du papier porcelaine mais, est-ce lui qui structure la pièce ou sont-ce tous ces petits vides auxquels il donne forme ?

La douceur était intacte.

Marie Lebrun

TEXTILE

Rue Duquesnoy, 32
7500 Tournai
Belgique
+32 (0)473 97 09 68
caro@carolineleger.be
www.carolineleger.be

Germinations existentielles de Caroline Léger

Interroger la vie, l'essence de l'existence et ses renaissances, Caroline Léger tisse des liens utiles inéluctablement entrelacés, entre l'humanité et la nature. Ces germinations n'en finissent pas de pousser, d'éclore magnifiquement dans un terreau de fibres tissées et aérées pour pourrir de leur vivant puis renaître inexorablement. Ce cycle incessant, bal insolent de liberté et d'éternité oblige à l'humilité. Observer ses compositions ou décompositions est fascinant tant on a oublié la culture de la vie, la force d'une nature simplement sublimée qui reprend ses droits au milieu de n'importe où.

Les recherches végétales de l'artiste croisent les matériaux et la tapisserie. Des graines s'élèvent entre les mailles des textiles, linceuls maculés ou sombres, glissent sur les mots abîmés ou s'agrippent sur les pages des livresrongés par des prédateurs dissimulés. Adaptées, elles évoluent même enfermées dans des boîtes de vert méthodiquement rangées dans une Faculté. Un brin d'humidité, des systèmes d'irrigation autonomes inventés, alors vient le temps d'un recul nécessaire, d'un travail éphémère, essentiel, poste d'observation existentiel.

Les oeuvres de Caroline Léger invitent à la méditation, installations uniques, elle travaille en fonction du temps d'une exposition, "pour moi c'est la vie qui m'intéresse", valeurs perdues, expérimentations, attente lente, fruit de la nature perdue ou défendue ? 

Edith Liégey

Dans mes différentes recherches, donner la vie est essentiel. Ici, des pommes de terre germées et séchées donnent vie à cette famille de dragons.

Engobes sur porcelaine, 10,5x12,2x11,8cm photo Jacques Vandenberg

CERAMIQUE

Chemin du versant, 3
7000 Mons
Belgique
+32 (0) 473 44 64 94
jeanclaude_legrand@hotmail.com
www.jclegrand.be

Un carré ne trompe pas : quatre angles égaux, quatre côtés égaux, deux horizontales et deux verticales.

Solide et tellurique. Archétype et abstrait. Ascétique et mystique.

Le carré est la base du plan constructif du temple, de la pyramide, de l’habitation, de la place publique. Il est aussi le symbole de la terre.

Il est le point de départ et la composante principale de mon travail.

Gravés dans l’argile, les tracés géométriques, droites et arcs de cercle, sous-tendent et relatent l’histoire de la genèse de la forme. Le découpage, suivit de l’assemblage de ces épaisses parois d’argile donnent naissance à des volumes architecturés à l’intérieur desquels des espaces s’ouvrent et invitent à pénétrer par la pensée : architectures improbables et protectrices ponctuées de fentes étroites donnant ouverture vers l’extérieur…

La couleur impose graphiquement et chromatiquement un climat de sobriété ; les gris nuancés de rouille et de reflets bleutés côtoient des noirs charbonneux de houille et de graphite.

Le carré est entièrement et pleinement engagé dans ma démarche ; il est instrument de travail et impose ses lois en me laissant le choix de les accepter ou de les refuser.

Jean-Claude Legrand
Juillet 2013

CÉRAMIQUE

Rue de Wahenge, 37
1320 Beauvechain
Belgique
+32 (0)475 503.608

annelenaerts@gmail.com

 

« Bouches »

32 empreintes de ma bouche fixées au mur de manière linéaire. Entre respirations, souffles et cris. Entre les lignes, échos silencieux. Le travail de moulage permet ce moment d’arrêt, de suspend où tout est retenu, contenu. Contraint par la prise et réduit à une unique bouche, quelque chose à échappé à mon visage. C’est là que j’ai tenté de préserver l’ambiguïté de sa lecture. Le vis-à-vis, l’identification, la distance, le rejet… peuvent opérer.

« Jaune »

Ce travail profite des déformations de la matière à la cuisson. Il est réalisé par coulage dans des moules en plâtre, d'une barbotine de porcelaine-fondant colorée dans la masse. Durant la cuisson la terre réagit comme un émail et fond. Les pièces se déforment et se soudent entre elles en s'écrasant l'une sur l'autre. A la fois prétexte, sujet même du travail et outil premier, la main comme objet d'étude. Que devient l'émail quand il prend forme, et puis la perd? Mise en place de conditions techniques.  Que devient l'objet quand le volume se perd? Laisser l'image se révéler.

 
« La main »

Empreintes et gestes fixés dans une quantité de terre constante (1,2Kg de porcelaine), par diverses personnes, puis répertoriés. Le moteur essentiel de ce travail était la relation qui s’opère entre le geste commun et la création. L’intérêt pour moi était d’y prendre part en établissant un énoncé qui permette à chacun d’expérimenter cette relation.

 

 

TEXTILE

Laurence Vankerkhove
Rue du Warichet, 15
5081 Meux
Belgique
+32(0) 487 424 414
lorkav@hotmail.com
www.lorka-v.com

J’ai suivi le parcours de la dame depuis des années, et je retrouve dans son œuvre quelques points communs : depuis le début, elle manifeste un certain plaisir du détournement, de la récupération d’objets perdus, oubliés, inutiles ou futiles…
D’abord des vieux courriers, des factures périmées, des publicités anciennes, des morceaux de dessin et maintenant des vieux fils, des racines desséchées, ensuite on peut remarquer chez elle une certaine fascination de l’image, du reflet qui se déforme et s’éloigne de l’original pour devenir lui-même un objet neuf, AUTRE.
Depuis le début, elle joue sur ces deux tableaux là et met ses couleurs sur des objets en principe oubliés, morts. S’il y a un fil directeur, il est là.
Peut-être est-ce là une des faces de l’art : défier la mort, la mettre en échec symbolique, jouer avec pour la déjouer ?
Elle-même voit cependant l’art plus simplement que cela : pour elle, ce ne serait qu’une sorte de clef, un moyen d’ouvrir des portes, de créer des ouvertures, des boulevards même, et de créer des liens. Entrer en lien avec des ficelles ? Tiens tiens…
Pour elle, l’art est une manière de rêver, et elle ne trouve pas cela vraiment sérieux, elle qui veut uniquement nous entraîner dans ses rêves. Expliquer ses rêves, les vôtres ?
Mais les nouveaux éclairages, cela lui plait : aller à la base des choses, creuser jusqu’à la racine, puis en donner une autre vue, une seconde lecture, puis une troisième…
On marche il est vrai sur beaucoup de choses enterrées, qu’on ne voit même pas, et lorsqu’on les déterre et les regarde, on pense à autre chose en les voyant, par simple association d’idées, par effet miroir de notre imagination.
Le miroir inverse les choses… Prenons le mort et le vivant : la terre, demeure des morts, est remplie de racines bien vivantes. Arrachez ces racines et elles meurent… leurs poses figées, tordues sont alors bien celles de la mort.

Mais la couleur leur redonne une vie.

Mettre en lumière dessèche donc et tue, et mettre en couleurs suscite, ou ressuscite. Le vivant a alors l’air mort, et le mort semble vivant.
La mort est le domaine de l’ombre et le vivant celui de l’image.
Mais c’est quoi une ombre ? Etre l’ombre de soi-même, qu’est ce donc ? Sans y toucher, on parle là du visible et de l’invisible, de l’unique et de l’infini.
Car pour un seul objet, nous avons une infinité d’ombres possibles, qui changent et bougent avec la lumière. L’ombre a donc sa propre vie, même l’ombre d’un objet mort.
L’image d’un objet par ailleurs est aussi un objet, qui possède donc sa propre ombre.
Cette image est épinglée comme un insecte très fragile, aussi fragile peut être qu’une racine desséchée, entourée de minces fils de couleurs.
C’est fugace tout cela… Tout ne tient qu’à un fil finalement, comme nos vies, Monsieur.
Le fil est ce qui compte, le lien. Faut créer du lien, et cela ne s’achète pas, ne se vend pas.
Le fil est récupéré, donné, recyclé. Réinventé.

C’est tout un art.

 

Mauro Baccarini

 

VERRE

Chaussée d’Ath, 246
7850 Marcq
Belgique
+32 (0)
477 47 25 12
contact@myriamlouyest.be

 

 

 

Les matériaux/éléments transparents, translucides, liquides, solides sont à la base de mes recherches depuis de nombreuses années ; le verre, la résine époxy, l’eau, ... Je cherche à transcender visuellement leurs qualités par le jeu des formes, des couleurs, de la transparence, des reflets, de la profondeur et du mouvement. Je les confronte parfois à d’autres matériaux comme la pierre bleue ou le bois pour mieux encore les révéler. Dans la continuité de cette démarche, j’ai besoin de transposer ces recherches dans des espaces singuliers, voire insolites, afin d’y ajouter une dimension supplémentaire qui est celle de l’intégration au lieu et donc, de provoquer un dialogue et une adéquation entre mes volumes/installations et l’architecture, la fonction et l’histoire de l'espace investi.

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