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CÉRAMIQUE

Avenue Général Eisenhower, 139
1030 Bruxelles 
Belgique

+32 (0)478 90 92 23
sarasculpture79@yahoo.fr
www.sara-de-menezes.book.fr

 

Plasticienne née à Lisbonne en 1979 et basée à Bruxelles. Elle a grandi dans l’univers des ouvrages de dames, entre les aiguilles et le crochet. Elle a étudié la céramique, la peinture et la sculpture à La Cambre (Bruxelles). Ses récentes expositions abordent l’univers féminin sous différents angles, avec des matériaux comme la porcelaine, le latex, les tissus et les cheveux notamment, qu’elle modèle, tripote, triture et exploite jusqu’aux limites physiques et métaphoriques.

Ses « Porcelaines », des bas, des tours de cou et de poignet tricotés en céramique, nous parlent de blancheur et de légèreté solide.

Dans « L’hôpital des arbres », ce sont des bandages en porcelaine qui cautérisent les extrémités de branches d’arbres cassées, dans une rencontre où la nature prend le dessus.


« Deuxième peau », ce sont des robes et des accessoires en cheveux humains tressés et tissés qui laissent transparaître la mortalité de l’être dans l’immuabilité du matériau.


Elle expose ses productions soignées et raffinées en Belgique, en Italie et au Portugal. Son travail explore sans détours la position de la femme d’hier, d’aujourd’hui, et de demain.

CERAMIQUE

Charreau de Leffe, 13
5500 Dinant
Belgique
+32 (0)477 78 55 15
v.kempenaers@skynet.be

 

Tout en continuant l’exploration de formes utilitaires, j’avais envie de revenir aux traces de civilisations imaginaires ou réelles gravées sur mes premières sculptures de pierre et de porcelaine.

Cette ligne de création ne s’est pas vraiment interrompue, mais les supports ont variés. Depuis bientôt six ans, j’ai développé une création plus axée sur l’utilitaire, avec parfois une sculpture figurative.

Pour cette expo, les pièces en porcelaine seront un complément onirique ou cauchemardesque des panneaux déjà réalisés.

 

Technique : porcelaine émaillée, engobes et crayons oxydes, crayons sur panneau multiplex bouleau.

VERRE

Rue de la Gouttière, 25
1000 Bruxelles
Belgique
+32 (0)487 74 91 17

jeounghee.art@gmail.com
www.jeounghee.com
 

 

L'objet attire le regard des spectateurs à travers son spectre lumineux.
Donc le mouvement et la distance sont indispensables pour que l'on puisse y accéder.

Un roseau tremblant par la vue
Un roseau vibrant par la pensée
Un roseau secouant par le silence
se balance sans cesse...

L'un des passages de Pascale "L'homme est un roseau pensant" assimile l'homme à la poussière et le corps humain, à la réalité. Alors que la pensée est infinie, l'homme est faible mais peut aussi être fort comme le verre dans l'univers.

La réflexion et la transparence
La présence et l'absence
L'invisible et le visible

Mon travail provoque l'excitation du spectateur quand il voit les lignes disparaître par le mouvement.
En effet, l'objet est constitué de plaques de verre collées l'une sur l'autre à l'aide d'une colle bleue.
Afin que les lignes ne soient pas visibles, j'invite le spectateur à bouger sans interruption autour de la pièce.
Le mouvement du spectateur autour de mon oeuvre semblable à un roseau...

CÉRAMIQUE

Rue Emile Duchesne, 26
4280 Grand-Hallet
Belgique
+32 (0)473 76 72 53
coryse.kiriluk@gmail.com
http://users.skynet.be/corysekiriluk

www.corysekirilukrecentwork.wordpress.com

 

 

Ostensible.  Ostentatoire.

L’os, cet objet universel qui nous constitue.

L'os n'est pas une forme inerte et unique, il s'articule avec d'autres os et structures dans un processus de mouvement continu. L’os, architecture humaine protectrice de nos organes.

Le but de ma recherche n’est pas la création d’une collection ou d’un ossuaire.  Loin du fétichisme, il s’agit plutôt de l’invention de nouvelles structures osseuses imaginaires, improbables, futuristes, anticipatives, au-delà des formes et matières liées à l'anatomie.

Empreintes, articulations, emboîtements, constructions, moulages, coulages et tirages sont les mots-clés de mes expérimentations.

Atrophies, greffons, luxations, fractures, chirurgie osseuse, ablations, incisions, coutures, sutures, soudures, cicatrisations, attèles, bandages et plâtres, injections de fluides céramiques, bax-terre. 

Autant de manœuvres occultes et de phénomènes guérisseurs se rythment et se contorsionnent sur la table d’opération de ma création.

 

LAURÉATE TREMPLIN

DESIGN

chloe.kowalka2@gmail.com

Jeune diplômée, sortie majeure de ma promotion en 2016 de l’ESA St Luc Tournai, en option stylisme de l’objet.
J’ai eu l’occasion de concevoir mon propre univers empli de poésie s’animent autour de thèmes récurrents tels que l’enfance, l’imaginaire, le souvenir.
Au coeur de ce monde s'animent et vivent des formes anthropomorphes et organiques donnant un aspect très sculptural à mes objets, tout en alliant la technicité.
Les jeux des textures sont tout aussi importants dans mon travail car il permet d'explorer les limites, les contraintes des matériaux tout en créant diérents aspects, en passant du mou, dur, souple ou bien même doux. Tout ceci est principalement accompagné de recherches graphiques, de croquis, c'est ce qui permet à mes objets d'exister entre 2D et 3D.

CERAMIQUE

1070 Anderlecht
Belgique
+32 (0)493 41 85 88
info@rachellabastie.net
www.rachellabastie.net

Des objets-vie

Depuis ses débuts au tournant des années 2000, Rachel Labastie pratique principalement la sculpture au feu. Terre cuite, grès, céramique, porcelaine sont chez cette jeune artiste formée aux Beaux-arts de Lyon les médiums d’élection d’une oeuvre se déclinant en de multiples objets sculptés. Ceux-ci, le plus souvent familiers, empruntent à l’univers du quotidien : un lit, des bottes, des pilules, des briques, ou encore à notre constitution corporelle : dents, cerveau. Il arrive dans quelques cas que la thématique propre à l’artiste dérive : une cage, une barque à moitié engloutie dans le lit d’un fleuve, des ailes d’ange, une chapelle de la taille d’une cabane (en bois d’érable celle-ci, et non en terre), des masques de soudure, un rideau donnant l’impression de flotter dans l’air… forment alors le florilège de cette oeuvre fortement marquée par le poids de l’objet, soudainement moins limpide qu’intrigante dans sa raison d’être.

Des plus singuliers, familier autant qu’étrange, l’univers de Rachel Labastie produit un fort rayonnement, une indéniable attraction. Jusqu’à ce point : porter le spectateur, au-delà du spectacle et de la curiosité, à l’enquête, une enquête que l’on pressent d’emblée propice à nous rapprocher de l’être, d’esprit métaphysique.

Paul Ardenne

CERAMIQUE

Rue de la Cure, 1
7750 Russeignies - Mont de l’enclus
Belgique
+32 (0)69 76 97 98
annemarielaureys@skynet.be
w
ww.annemarielaureys.com

 

Anne Marie Laureys a étudié la céramique au Hoger Kunst Instituut Sint Lucas de Gand. Depuis lors, plus un jour ne sʼest passé sans quʼelle ne touche à lʼargile. Son langage, cʼest le tour, sa façon de pénétrer le matériau.

Elle aime que ses céramiques expriment fraîcheur et passion. Elle les veut tactiles. Travailler lʼargile, cʼest explorer ses lois physiques et donner forme à la sensualité quʼelle en éprouve. Cʼest célébrer ce moment intense où émergent un espace, des formes fines et délicates qui révèlent la vitesse, la fluidité et lʼextrême plasticité de lʼargile. Dans ses formes tournées puis transformées, elle tente dʼinsuffler sa sensibilité toute personnelle, une sensibilité qui va de pair avec la tension et la flexibilité de la terre humide. Elle aime à stimuler une large palette de sens, à rendre palpable le geste, aussi mystérieux à ses yeux que lʼexpérience sexuelle.

« Mes céramiques, dit-elle, sont des métaphores de sensations. » Clay-e-motion.

Le travail dʼAnne Marie Laureys est présent dans les collections de la Province de Hainaut (Belgique), du Taipei County Yingge Ceramics Museum (Taiwan), du Arts and Crafts Museum de Shanghai (Chine) et du China and Keramikmuseum du Westerwald (Allemagne).

 

 
 
Le bijou voyage avec celui qui le porte.
Son socle, c’est le corps.
Transport d'intimité, de couleur, de poésie, de vide, de sensualité, d'émotion, de lien, de silence, de sensible, de haine, de aime, de cris, de vie, de mort, de dire, de rire, d'art, ... il invite au dialogue.
“… Si l’on peut aller jusque là: le tranchant de la sensibilité, la très subtile construction, tout cela dans
une sorte d’émotion perpétuellement menacée.”
 
A propos du travail de Claire
JM-H 1997

CERAMIQUE

Rue Boly, 2
1390 Archennes
Belgique
+32 (0)10 84 17 84
the.lebrun@gmail.com

 

Le regard circule. Et la lumière traverse, du dedans au dehors, du dehors au dedans, de l'envers à l'endroit, et à travers. Quand la lumière s'en va, il reste les vides et ses bords, blanchis.

Poils hérissés, chenilles de transmission, tronçon de cylindre mouvant, éponges marines, structure trouée à double paroi trouée, calcification d'un oubli, portion d'abdomen d'insecte fossilisé.

Genèse. Le végétal armature sera choisi, cueilli, coupé. Puis, chaque petit tronçon sera trempé, enrobé de papier porcelaine. Il trouvera son double, s'accolera et prendra place, accolé de nouveau à ses congénères dans le minutieux et périlleux montage de la paroi. L'objet est élaboré dans une longue patience, un cocon de silence. La paroi est envers et endroit, elle tourne, rejoint son début et s'enroule. Elle s'élève et se fait ossature.

Quand viendra l'étape de la cuisson, le végétal sera brûlé, perdu. En négatif, resteront l'empreinte de sa texture et les vides laissés par le corps disparu. La consistance est maintenant du côté du papier porcelaine mais, est-ce lui qui structure la pièce ou sont-ce tous ces petits vides auxquels il donne forme ?

La douceur était intacte.

Marie Lebrun

LAURÉATE TREMPLIN

DESIGN DE L'OBJET

Rue des maraîchers, 4
7540 Kain
Belgique
+32 (0)476 24 73 70
jjlyse@hotmail.com 

Je m’intéresse à de nouveaux processus de fabrication, plus proche de la nature, l’artisanat et l’Homme.

Ayant une admiration forte pour la nature, j’aime m’en inspirer.

Une admiration qui n’est pas seulement de la contempler mais aussi de la respecter.

TEXTILE

Rue Duquesnoy, 32
7500 Tournai
Belgique
+32 (0)473 97 09 68
caro@carolineleger.be
www.carolineleger.be

Germinations existentielles de Caroline Léger

Interroger la vie, l'essence de l'existence et ses renaissances, Caroline Léger tisse des liens utiles inéluctablement entrelacés, entre l'humanité et la nature. Ces germinations n'en finissent pas de pousser, d'éclore magnifiquement dans un terreau de fibres tissées et aérées pour pourrir de leur vivant puis renaître inexorablement. Ce cycle incessant, bal insolent de liberté et d'éternité oblige à l'humilité. Observer ses compositions ou décompositions est fascinant tant on a oublié la culture de la vie, la force d'une nature simplement sublimée qui reprend ses droits au milieu de n'importe où.

Les recherches végétales de l'artiste croisent les matériaux et la tapisserie. Des graines s'élèvent entre les mailles des textiles, linceuls maculés ou sombres, glissent sur les mots abîmés ou s'agrippent sur les pages des livresrongés par des prédateurs dissimulés. Adaptées, elles évoluent même enfermées dans des boîtes de vert méthodiquement rangées dans une Faculté. Un brin d'humidité, des systèmes d'irrigation autonomes inventés, alors vient le temps d'un recul nécessaire, d'un travail éphémère, essentiel, poste d'observation existentiel.

Les oeuvres de Caroline Léger invitent à la méditation, installations uniques, elle travaille en fonction du temps d'une exposition, "pour moi c'est la vie qui m'intéresse", valeurs perdues, expérimentations, attente lente, fruit de la nature perdue ou défendue ? 

Edith Liégey

Dans mes différentes recherches, donner la vie est essentiel. Ici, des pommes de terre germées et séchées donnent vie à cette famille de dragons.

Engobes sur porcelaine, 10,5x12,2x11,8cm photo Jacques Vandenberg

CERAMIQUE

Chemin du versant, 3
7000 Mons
Belgique
+32 (0) 473 44 64 94
jeanclaude_legrand@hotmail.com
www.jclegrand.be

Un carré ne trompe pas : quatre angles égaux, quatre côtés égaux, deux horizontales et deux verticales.

Solide et tellurique. Archétype et abstrait. Ascétique et mystique.

Le carré est la base du plan constructif du temple, de la pyramide, de l’habitation, de la place publique. Il est aussi le symbole de la terre.

Il est le point de départ et la composante principale de mon travail.

Gravés dans l’argile, les tracés géométriques, droites et arcs de cercle, sous-tendent et relatent l’histoire de la genèse de la forme. Le découpage, suivit de l’assemblage de ces épaisses parois d’argile donnent naissance à des volumes architecturés à l’intérieur desquels des espaces s’ouvrent et invitent à pénétrer par la pensée : architectures improbables et protectrices ponctuées de fentes étroites donnant ouverture vers l’extérieur…

La couleur impose graphiquement et chromatiquement un climat de sobriété ; les gris nuancés de rouille et de reflets bleutés côtoient des noirs charbonneux de houille et de graphite.

Le carré est entièrement et pleinement engagé dans ma démarche ; il est instrument de travail et impose ses lois en me laissant le choix de les accepter ou de les refuser.

Jean-Claude Legrand
Juillet 2013

CÉRAMIQUE

Rue de Wahenge, 37
1320 Beauvechain
Belgique
+32 (0)475 503.608

annelenaerts@gmail.com

 

« Bouches »

32 empreintes de ma bouche fixées au mur de manière linéaire. Entre respirations, souffles et cris. Entre les lignes, échos silencieux. Le travail de moulage permet ce moment d’arrêt, de suspend où tout est retenu, contenu. Contraint par la prise et réduit à une unique bouche, quelque chose à échappé à mon visage. C’est là que j’ai tenté de préserver l’ambiguïté de sa lecture. Le vis-à-vis, l’identification, la distance, le rejet… peuvent opérer.

« Jaune »

Ce travail profite des déformations de la matière à la cuisson. Il est réalisé par coulage dans des moules en plâtre, d'une barbotine de porcelaine-fondant colorée dans la masse. Durant la cuisson la terre réagit comme un émail et fond. Les pièces se déforment et se soudent entre elles en s'écrasant l'une sur l'autre. A la fois prétexte, sujet même du travail et outil premier, la main comme objet d'étude. Que devient l'émail quand il prend forme, et puis la perd? Mise en place de conditions techniques.  Que devient l'objet quand le volume se perd? Laisser l'image se révéler.

 
« La main »

Empreintes et gestes fixés dans une quantité de terre constante (1,2Kg de porcelaine), par diverses personnes, puis répertoriés. Le moteur essentiel de ce travail était la relation qui s’opère entre le geste commun et la création. L’intérêt pour moi était d’y prendre part en établissant un énoncé qui permette à chacun d’expérimenter cette relation.

 

 

LAURÉATE TREMPLIN

DESIGN DE L'OBJET

Rue Clémenceau, 83
59131 Rousies
France
+33 (0)496 20 22 44
cha.lienard@hotmail.fr
www.facebook.com/cl.interiordesign1

Hands up ! est un projet mêlant design médical et bijouterie.
Il s’agit d’une gamme de bijoux en argent et cuir reprenant des fonctions d'attelles souples de soutien, afin d'aider dans l'acceptation d'un handicap ou d'une blessure, en évitant la stigmatisation due aux équipements médicaux trop voyants et peu esthétiques.
Ces dispositifs sont destinés aux personnes atteintes de maladies telles que la polyarthrite ou une tendinite chronique, nécessitant un maintien régulier afin de soulager la douleur.

TEXTILE

Laurence Vankerkhove
Rue du Warichet, 15
5081 Meux
Belgique
+32(0) 487 424 414
lorkav@hotmail.com
www.lorka-v.com

J’ai suivi le parcours de la dame depuis des années, et je retrouve dans son œuvre quelques points communs : depuis le début, elle manifeste un certain plaisir du détournement, de la récupération d’objets perdus, oubliés, inutiles ou futiles…
D’abord des vieux courriers, des factures périmées, des publicités anciennes, des morceaux de dessin et maintenant des vieux fils, des racines desséchées, ensuite on peut remarquer chez elle une certaine fascination de l’image, du reflet qui se déforme et s’éloigne de l’original pour devenir lui-même un objet neuf, AUTRE.
Depuis le début, elle joue sur ces deux tableaux là et met ses couleurs sur des objets en principe oubliés, morts. S’il y a un fil directeur, il est là.
Peut-être est-ce là une des faces de l’art : défier la mort, la mettre en échec symbolique, jouer avec pour la déjouer ?
Elle-même voit cependant l’art plus simplement que cela : pour elle, ce ne serait qu’une sorte de clef, un moyen d’ouvrir des portes, de créer des ouvertures, des boulevards même, et de créer des liens. Entrer en lien avec des ficelles ? Tiens tiens…
Pour elle, l’art est une manière de rêver, et elle ne trouve pas cela vraiment sérieux, elle qui veut uniquement nous entraîner dans ses rêves. Expliquer ses rêves, les vôtres ?
Mais les nouveaux éclairages, cela lui plait : aller à la base des choses, creuser jusqu’à la racine, puis en donner une autre vue, une seconde lecture, puis une troisième…
On marche il est vrai sur beaucoup de choses enterrées, qu’on ne voit même pas, et lorsqu’on les déterre et les regarde, on pense à autre chose en les voyant, par simple association d’idées, par effet miroir de notre imagination.
Le miroir inverse les choses… Prenons le mort et le vivant : la terre, demeure des morts, est remplie de racines bien vivantes. Arrachez ces racines et elles meurent… leurs poses figées, tordues sont alors bien celles de la mort.

Mais la couleur leur redonne une vie.

Mettre en lumière dessèche donc et tue, et mettre en couleurs suscite, ou ressuscite. Le vivant a alors l’air mort, et le mort semble vivant.
La mort est le domaine de l’ombre et le vivant celui de l’image.
Mais c’est quoi une ombre ? Etre l’ombre de soi-même, qu’est ce donc ? Sans y toucher, on parle là du visible et de l’invisible, de l’unique et de l’infini.
Car pour un seul objet, nous avons une infinité d’ombres possibles, qui changent et bougent avec la lumière. L’ombre a donc sa propre vie, même l’ombre d’un objet mort.
L’image d’un objet par ailleurs est aussi un objet, qui possède donc sa propre ombre.
Cette image est épinglée comme un insecte très fragile, aussi fragile peut être qu’une racine desséchée, entourée de minces fils de couleurs.
C’est fugace tout cela… Tout ne tient qu’à un fil finalement, comme nos vies, Monsieur.
Le fil est ce qui compte, le lien. Faut créer du lien, et cela ne s’achète pas, ne se vend pas.
Le fil est récupéré, donné, recyclé. Réinventé.

C’est tout un art.

 

Mauro Baccarini

 

VERRE

Chaussée d’Ath, 246
7850 Marcq
Belgique
+32 (0)
477 47 25 12
contact@myriamlouyest.be

 

 

 

Les matériaux/éléments transparents, translucides, liquides, solides sont à la base de mes recherches depuis de nombreuses années ; le verre, la résine époxy, l’eau, ... Je cherche à transcender visuellement leurs qualités par le jeu des formes, des couleurs, de la transparence, des reflets, de la profondeur et du mouvement. Je les confronte parfois à d’autres matériaux comme la pierre bleue ou le bois pour mieux encore les révéler. Dans la continuité de cette démarche, j’ai besoin de transposer ces recherches dans des espaces singuliers, voire insolites, afin d’y ajouter une dimension supplémentaire qui est celle de l’intégration au lieu et donc, de provoquer un dialogue et une adéquation entre mes volumes/installations et l’architecture, la fonction et l’histoire de l'espace investi.

BIJOU

Rue du chenoy, 18/1
1435 Hévillers
Belgique
+32 (0)475 95 32 42
123patmarchal@gmail.com
http://patrickmarchal.blogspot.com

 

Autodidacte degraded at het royale street academy of surréaliste belgium’s live, j’ouvre mon atelier de création de bijoux en 1992. A l’ombre des fournisseurs brevetés de la Cour de Belgique, je sévis en toute indépendance comme petite main pour Sa Majesté la reine Paola, le vicomte Dirk Frimout, Folon, Somville, enzovoort…
Fin du second millénaire après Jésus Christ de Nazareth, l’Art Competition for jewellery design d’Helsinki me gratifie d’un beau diplôme et d’un joli chèque en dollars pour des bijoux en béton. Je m’offre Born to Be Wild de Steppenwolf et m’octroie le titre honorifique de fournisseur de l’espaaaace.
Ma démarche consiste à disposer promptement un pied devant l’autre ; la maîtrise de cette technique ancestrale permet de restreindre substantiellement la consommation de mon matériau de prédilection biodégradable qu’est la matière grise.
Mes œuvres se sont exhibées à 98 reprises en Europe, Australie, Asie, Amérique. Certaines se pavanent sur de belles poitrines, dans des salons privés ou musées. Since 1959, je suis l’unique exposant wallon à l’Evénement : ze « Schmuck » de Munich et ça c’est vachement bien.

CERAMIQUE

Rue des Haies, 3
6280 Gerpinnes
Belgique
+32 (0)71 43 31 78
marieagnesmarlair@gmail.com

Mon tra­vail actuel s’élabore à par­tir de l’utilisation de deux types d’éléments en por­ce­laine: d’une part des colom­bins ner­vu­rés fabri­qués à l’extrudeuse et d’autre part de fines feuilles obte­nues par cou­lage sur dalles de plâtre.
L’association de ces 2 éléments d’esprit anta­go­niste me per­met d’imaginer des struc­tures spa­tiales unis­sant sou­plesse et rigueur en déga­geant un sen­ti­ment de fra­gi­lité et d’instabilité.
La simple imbri­ca­tion des deux éléments réunis de manière natu­relle sans arti­fice ni col­lage uni­que­ment par le tru­che­ment de per­fo­ra­tions m’amène à construire des sculp­tures qui subissent de sub­tiles modi­fi­ca­tions au gré des mani­pu­la­tions.
Cette mobi­lité rela­tive me per­met de faire varier la situa­tion des éléments dans l’espace et décou­vrir de nou­veaux équi­libres précaires.

TEXTILE

+32 (0)485 14 53 56
olga.mathey@gmail.com
www.cargocollective.com/olgamathey
 
 
 
 
Brodeuse, plasticienne et performeuse, mon travail est axé autour de l'érotisme, du rituel, du sacré. Il s'inscrit entre poésie et malaise. Entre pieux et païen.
 
Je crée avec mon corps, mes mains, ce qu’il y a dans ma tête. Apparaissent alors des créations instinctives vacillants entre une féminité exubérante et une enfance naïve.
 
Cette démarche instinctive vient de l'intérieur, elle est viscérale, elle sort de ma tête et mes doigts la suivent. C’est la patience qui m’anime. Prendre le temps de prendre le temps, de répéter à l'infini un même geste. Je brode toujours dans l’inconnu, l’inconnu de ce qui va apparaître, car toujours, jamais je ne dessine sur le tissus avant de le piquer. Ce qui ferait peur à certain est ce qui m'anime et me rend vivante- l’incertain - l’imparfait – l'inattendu.
 
Je brode comme une évidence que je n'ai jamais interrogée, je brode sans qu'on ne m'ait appris de technique particulière, les techniques je les ai glanées ça et là au détour de mes rencontres et de mes voyages, je brode par nécessité et presque depuis toujours comme poussée par un besoin de perpétuer ce qui s'est perdu.
 
L'érotisme est un des fils rouges de mon travail, l'érotisme surréaliste qui ne rencontre aucune limite morale ou culturelle et se révèle au détour de nos rencontres, nos silences, nos rêves, nos angoisses, nos désirs, nos étrangetés...
 
Il parle de ce qui se passe à l'intérieur, dans nos paysages anatomiques, dans nos fluides et sentiments impalpables et donc libres de toute interprétation imaginaire.
A travers ce thème, j'explore l'humain. Sexualité, tabous, mort, rites et rituels sacrés - païens ou du quotidien, géographie, anatomie, icônes religieuses sont mes supports, mes inspirations.
 
Mon corps et mes fils sont mes outils.

DESIGN

Rue Jules Besme, 97
1081 Bruxelles
Belgique
+32 (0)473 72 85 75
contact@christinemawet.com
www.christinemawet.com

 

Artiste pluridisciplinaire, Christine Mawet est diplômée de la Cambre en design textile et de l’IHECS en communications sociales. Depuis 2008, elle anime des ateliers en création textile (maille et sérigraphie). Elle est régulièrement sollicitée pour des réalisations dans l’espace public, en Belgique et à l’étranger. S’exprimant à travers différents médiums tels que le dessin, la photographie, le design textile ou encore la céramique, Christine Mawet cherche à déjouer le temps qui passe. Son travail explore les notions de disparition et de traces, de mémoire et d’oubli. C’est ainsi, qu’en 2010, dans le cadre du Festival des 5 saisons à Chaudfontaine, l’artiste s’est inspirée des feuilles en éventail du gingko biloba, un arbre millénaire extrêmement résistant, et une clinique de chirurgie esthétique toute proche, pour réaliser des broderies, comme des points de suture, sur des feuilles mortes pour créer d’étonnantes «fleurs», symboles de vanité. Depuis 2012, elle travaille sur le projet Back to the tools, dont les motifs provenant d’un catalogue d’outils de jardinage ayant appartenu à la société de son grand-père, sont déclinés sous diverses formes (photographie, céramique, papier peint, textile, …) et détournés de leur fonction originelle nous renvoyant ainsi à sa thématique de prédilection : la vanité des êtres et des choses.

Dorothée Duvivier, BPS22

CERAMIQUE

Rue Dr R. Lambrechtslaan, 96/1
1700 Dilbeek
Belgique
+32 (0)486 69 30 12
hugo.meert@gmail.com
www.hugomeert.be

Le travail d’Hugo Meert consiste à créer des objets ambigus véhiculant des messages culturels : une théière délivre un double message de type pictographique, un vase est auto vandalisé, un plat alimentaire prend la forme du continent africain… La céramique est centrale dans l’oeuvre d’Hugo Meert car elle lui permet d’explorer l’univers des objets du quotidien ayant trait à l’alimentation, a la fragilité, au sport comme métaphore de la competition. La tranlucidité de la porcelaine l’amène à créer par exemple ces lampes déformées qui rappellent le caractère incontrôlable de ce matériau au four avec un clin d’oeil aux lampes design bon marché.

Ludovic Recchia

 

CERAMIQUE

Rue du Rossignol, 62
7340 Colfontaine
Belgique
+32 (0)65 66 74 78
francinemichel@skynet.be

 

Mon maté­riau d’élection est le colom­bin, pâte patiem­ment pétrie où la trace se façonne, où se forge la mémoire. Mon tra­vail part d’une réflexion, d’un mot, une phrase lue ou enten­due que je médite et visua­lise peu à peu dans mon car­net de croquis.

Mes œuvres relèvent un peu de l’écriture auto­ma­tique des artistes sur­réa­listes (du moins, dans ce qu’elle a d’esthétique). Une phrase, une pen­sée sus­cite chez moi, des images, des courbes, des lignes har­mo­nieuses et sen­suelles. Matérialisation du prin­cipe même du non-perceptible, mes pièces sont autant de pistes à suivre sur le che­min de la vie. A ma table de tra­vail, ma pièce évolue encore au cours de sa fabri­ca­tion. D’autres vien­dront la rejoindre, dif­fé­rentes mais de la même famille. Enfants com­plices de mes pen­sées, engen­drées de mes mains, elles naissent les unes après les autres et s’installent dans l’espace. Les oxydes et les engobes les vêtissent. Ensuite, elles passent par le feu, stade ultime et comme ini­tia­tique, elles deviennent adultes. Achevées, les œuvres m’échappent. Elles existent par elles-mêmes et n’appartiennent plus qu’aux regards qui les découvrent.

 

BIJOUX

Avenue du Diamant, 57A
1030 Bruxelles
Belgique
+32 (0)477 69 72 42

ikaros.moushouttas@gmail.com

L’art de la joaillerie est pour moi comme la micro-sculpture. Le bijou signifie pour moi l'évolution à quatre dimensions d'une pensée, d’un sentiment, d’une vision. C’est un petit ‘moment’ qui orne le paysage d'un corps, d’une personne, d’un territoire vivant des idées, des sentiments et des réflexions. C’est une histoire du passé qui glisse à travers une scission dans le temps vers le futur.
L'incarnation complète d'un matériau autrement mort, qui se transforme en un organisme vivant avec sa propre histoire. Quand je me mets à commencer à travailler sur une pièce, l'esprit éteint le bruit statique du monde, et commence à flotter dans un vide, un biotope primordial d'une idée. Humblement, mais avec détermination, le matériau dans mes mains commence à se manifester dans des innombrables interprétations possibles de la forme, la couleur, le toucher et le sentiment. Ce petit moment dans le spectre de temps infini est capturé. Le temps s'arrête et il devient un point de repère.
Dans le processus de la conception/fabrication d'un bijou, je collectionne généralement toutes les informations que je peux trouver sur mon thème. Je lis, je regarde des photos, j’écoute la musique, j’improvise sur mon piano et parfois, je fais des esquisses. C’est comme si je prépare une mise-en scène d’une histoire qui évolue avec la création de chaque pièce où série.…
Souvent, les formes et les images d’une création éventuelle apparaissent dans mes pensées quand je suis à l'écoute d'un morceau de musique, où j’improvise ma propre musique sur le piano. Quand je travaille dans mon atelier, j’écoute toujours de la musique, et mon travail se déroule en synchronisation, à la façon d’une écriture automatique, et je procède inconsciemment conscient de la mélodie, le rythme, de la mesure et le mythos de chaque pièce.

LAURÉATE TREMPLIN

CÉRAMIQUE

emmanuelle.musset@free.fr
www.bymanet.com

 

Mes recherches sur une nouvelle cohabitation entre l’argile et l’émail résultent d’une approche instinctive et expériementale de la matière émail. Son étrangeté et ses ambiguïtés prévalent, car elle est extrêmement capricieuse et exigeante, elle demande patience et ingéniosité car son comportement et ses besoins de cuisson sont contraires à ceux de sa complice, l’argile. Là où l’argile a besoin d’une montée en température lente avec des paliers maîtrisés et se soucie peu de la descente en température, le verre (l’émail en épaisse quantité) demande un refroidissement très lent. C’est dans cette phase de refroidissement que s’exprime une certaine mésentente. Ce sont les besoins primaires de ce «verrémail» qui me dictent ses modalités de mise en forme et de métamorphose.

BIJOUX

Rue de la Bougie, 12
1070 Anderlecht
Belgique
+32 (0)486 60 98 74
chloe.noyon.1@gmail.com

 

 

 

TEXTILE

Rue Jean Robie, 52
1060 Saint-Gilles
Belgique
+32 (0)492 84 17 74
elise.peroi@live.fr

www.eliseperoi.com

 

 

Elise Péroi, designer et plasticienne textile a fait ses études en Belgique. Elle est sortie lauréate de son Académie.

À partir d’un axe, tout se lie, s’entrecroise, se déploie. C’est dans cette formule que son travail prend sa source et son élan. Partant d’une technique ancestrale ou l’acte de faire a autant de valeur que le produit fini, tisser est pour elle un moyen de s’exprimer et de s’inclure dans le monde actuel. Il s’agit pour elle d’un travail d’écriture textile qui s’étend à l’infini.

Elle puise dans la nature les idées comme les matériaux de ses travaux.Son travail se nourrit de diverses pensées et lectures qui invitent à réfléchir sur la richesse de la nature dans laquelle tout s’articule et se répond pour former une géométrie et une harmonie parfaites. Ses créations l’entraînent vers différentes pratiques reliées à ses tissages, tels le dessin, la peinture, les collages et la soudure afin de construire exactement les supports adaptés à ses créations textiles.

Le tissage renvoie à l’expression du corps tout entier. Par tous ces gestes qui se suivent et se croisent, une sorte de danse s’offre à nous.
A partir du centre de son expression s’étend un vaste territoire où tout est relié qu’elle souhaite explorer et partager.

CERAMIQUE

Avenue du Luxembourg, 24
6700 Arlon
Belgique 
+33 (0)6 71 71 31 62
bettina@philippo.fr
www.bettinaphilippo.com

La création est une réconciliation avec soi et avec le monde - Zarina KHAN

Cette citation pourrait être mon slogan, mon leitmotiv. La céramique est pour moi une passion renouvelée et cultivée, une discipline de rigueur et de liberté. La terre est aussi un moyen de communiquer et de transmettre : je traduis mes émotions dans la matière, je les "inscris dans le dur". À travers elle, je grandis et je cultive la relativité de la perfection. La céramique est devenue une philosophie de vie qui a changé mon rapport au temps et au monde économique. Et elle me rend tout simplement "heureuse".

Initiée à la céramique en loisirs, en groupe, j'ai tout de suite aimé le face à face avec la terre. Je suis aussi tombée sous le charme de l'émulation et du plaisir du partage auquel elle invite. Inscrire la terre dans mon quotidien, en faire un métier, un appui intérieur, me sont apparus plus tard comme une évidence.

Je travaille toutes les terres, à la plaque, aux colombins mais surtout, en moulage et en coulage dont j'ai fait mon atout et une source inépuisable de diversité et de créativité.

 

DESIGN - BOIS

+32 (0)84 45 79 01
kris.rabaut@fragment.be 
www.fragment.be

 

Je suis convaincu que nous pouvons garantir le futur de la planète en respectant les richesses naturelles et en donnant la possibilité à la nature de se régénérer. Mes activités comme designer et ébéniste, sont basées sur cette conviction écologique.

Toutes mes créations sont fabriquées :

• à petite échelle et d’une manière artisanale,

• pour 100 % en bois feuillu indigène, massif, séché à l’air,

• assemblées avec des fixations en bois, traditionnelles et visibles, de telle façon qu’elles deviennent en même temps un détail esthétique,

• de telle manière que les plus grands meubles puissent toujours être démontés sans outils, ce qui facilite les transports, des réparations ou la transformation au cours de leurs vies,

• en gardant l’idée que l’existance du meuble doit pouvoir dépasser la durée de vie de l’arbre dont il est issu,

• avec respect pour le caractère de chaque essence appliquée : autant ses qualités techniques que sa singularité esthétique, je cherche à les intégrer les deux ensemble tout en harmonie,

• avec une finition de chaque côté à l’huile naturelle, appliquée sur la surface bien polie, les coins soigneusement arrondies, facilitant l’entretien et donnant un toucher agréable au bois.

Sa démarche artistique s’articule autour d’un questionnement sur le temps qui passe et sur les liens sociaux que nous entretenons pendant notre existence. Son travail artistique très personnel et féminin se présente sous diverses formes ; peinture, photographie, dessin, écriture, performance et installation d’objets liés à la couture. Ainsi le tissu, les aiguilles et les épingles, les bobines de fi, symbolisent le destin. Ses installations illustrent avec délicatesse les morceaux de vie que nous assemblons, brodons, raccommodons et les liens sociaux que nous tissons, entremêlons et qui s’effilochent avec le temps. Le thème de la limite est également abordé, celle que l’on se donne, que l’on nous impose que l’on franchi ou pas. Comme elle l’explique si bien, l’artiste amarre son fil aux rives de l’art par la sensualité d’un détail, l’éclat d’une carnation, l’échancrure d’un territoire féminin.

TEXTILE

Deigné, 75
4920 Aywaille
+32(0) 498 30 61 39

marienoelle.risack@hotmail.be

 

Matériaux

Fils de Coton et lin

Crochets

Technique

Textile - Crochet manuel

Fabrication

Sculptures textile

 

Formée à la sculpture et au graphisme, Marie-Noëlle Risack délivre à partir d’un travail textile au crochet des coiffes contemporaines qui évoquent le monde animal et végétal. 

« Le versant organique de mon travail entre en connexion avec le vivant »
                                                                                        Marie-Noëlle Risack

CERAMIQUE

Rue de la Brasserie, 22
B-1050 Ixelles
Belgique
+32 (0) 476 29 95 93
helene.riviere@skynet.be

« Plus je regardais les objets qui viendraient atterrir sur mon bureau près des cahiers dans lesquels j’écrivais – clefs rouillées, boîte de bonbons, photos, tasses à café, pinces et briquets –, plus j’avais l’impression qu’ils communiquaient entre eux. Le fait qu’ils terminent ici, arrachés au milieu et aux gens auxquels ils avaient appartenu un temps – leur solitude en un mot –-, réveillait en moi la croyance chamanique millénaire que les objets aussi ont une âme. »

Orhan Pamuk, L’innocence des objets

 

 

Dans ma vie quotidienne, j’aime poser mon regard sur les objets, faire abstraction de ce qu’ils sont et décortiquer ce qui m’attire en eux. J’aime aussi imaginer qu’ils racontent une histoire et qu’ils communiquent entre eux.

Mon travail de céramiste part du même processus. Je collecte des objets glanés un peu partout, dans la rue, dans la nature, et je leur donne un rôle lors de la fabrication de mes pièces : certains m’inspirent, d’autres me servent de matériel de base ou déclenchent en moi un geste qui va donner naissance à une pièce. Au final, j’observe les pièces que j’ai réalisées avec le même regard que celui que je porte sur mes objets trouvés.

Hélène Rivière, janvier 2015

CERAMIQUE

Rue Childéric, n°20 b5
B-7500 Tournai
+32(0)473 33 20 51
sofyronse@cluster1.be 
www.cluster1.be/sophieronse.html 

Inciser. Proliférer. Inciser l’espace. Proliférer dans. Le trait découpe. 
Le motif s’organise. Les éléments sont nébuleuses, galaxies. 
Le motif s’organique : bactéries, cellules. Suit la direction spirale qui le ramène à lui et l’extrait vers le dehors. 
L’apparemment fini s’apparente à l’infini. 

Ainsi la vie, les cycles. Du minéral au végétal, de l’origine à la mort, du microscopique à l’incommensurable. 
Se condense en ces traits, en ces formes, en ces volumes le processus qui engendre les univers et les êtres.

Le mouvement est celui du temps. Dans l’instantané et dans la durée. 
Paradoxe de la réalité de ce qui nous entoure au sein du mystère même de l’existence. 
Celui du présent, relais permanent éphémère entre passé et futur.



Michel VOITURIER.

 

 

LAURÉATE TREMPLIN

BIJOUX

Avenue van Volxem, 311
1190 Bruxelles
Belgique
+32 (0)495 37 90 29
lou.sautreau@gmail.com
www.lousautreau.com

Dans mon travail, j’aime faire se croiser les matériaux de synthèse et les matériaux précieux, les techniques textiles et de bijouterie. Je cherche à susciter la curiosité du spectateur, perturber la perception commune des éléments qui nous entourent. 

Explorant la notion de tension, je cherche, à travers mes bijoux, à contraindre une matière souple et élastique, à lui donner forme.

Extension petit format est une collection mêlant la souplesse du caoutchouc à la rigueur de l’argent. Des pièces géométriques, uniques, et ludiques. Trois élastiques, trois couleurs, une multitude de formes, à vous de jouer !

CERAMIQUE

70, Route de Bomerée
6032 Mont-sur-Marchienne
Tel : 071-43 55 21
GSM : 0497-62 13 13
spotoa@hotmail.com

Mon tra­vail se situe entre la céra­mique et la pote­rie. Les formes, tou­jours simples, naissent le plus sou­vent du tour du potier. Elles m’apparaissent essen­tielles et me troublent par l’harmonie qu’elles révèlent.

BIJOU

Hogeschoollaan, 61
1050 Bruxelles
Belgique
+32 (0) 495 327 052
stankov.dmtr@gmail.com
www.dimitarstankov.com
 

Dimitar a la profonde conviction que les sons ont une forte influence sur l'esprit et le corps humain.

Les sons ont le pouvoir de créer des images qui peuvent rester constamment dans notre esprit.
Partant de là, il va utiliser ces potentialités pour visualiser le son et le convertir en objets d'art et en bijoux qui peuvent entrer en contact physique avec le corps humain. Il s'est basé sur une étude des sons et de leurs vibrations. Celle-ci est appelée Cymatics.

D'un point de vue pratique, il utilise le son d'une Kaba gaida bulgare pour créer des formes dans la fécule de maïs. Dès que l'amidon est versé sur un haut-parleur et que la musique est jouée. Celui-ci réagit aux  différentes fréquences, des tensions sont observées et ensuite, des formes en trois dimensions et en mouvement constant apparaissent. Ces formes sont prises en vidéos, photos et croquis et elles sont converties en objets construits à partir de petits morceaux de fil soudés ensemble, semblables à toutes les notes qui doivent être assemblées pour créer de la musique.

Fasciné par la douceur de la peau d'agneau utilisée pour la fabrication d'une cornemuse, Dimitar va étirer des tripes d'agneau autour de ces formes faites de fils.

En raison de sa capacité à rester flexible lorsqu'elle est mouillée et à durcir lorsqu'elle est sèche, cette matière  présente des caracteristiques uniques qui permettent la transmission des informations sonores capturées et des mémoires cryptées dans les objets.

La gamme naturelle des couleurs des tripes est associée aux couleurs utilisées pour décrire les différentes tonalités de la musique.

JEWELLERY

Rue Fernand Neuray, 15
6740 Etalle
Belgique
+32 (0)498 439 454
d_th1@hotmail.com
www.dominiquethomas-vsb.blogspot.com

 

Ces dernières années, j'ai expérimenté plusieurs techniques de travail et de matériaux. J'ai cherché, essayé, laissé et gardé. J'ai beaucoup travaillé le fil et les techniques textiles, associé au métal, (argent, acier) pour obtenir un travail souple, aérien et transparent.

Depuis peu, j’ai découvert la fibre de carbone. Ce matériau m'offre de multiples possibilités par son extrême légèreté. Il me permet de créer des pièces de dimensions plus importantes et néanmoins « confortables » car très légères.

Mes créations actuelles tendent vers un aspect plus architectural mais toujours en accord avec ma démarche initiale: je "construis" le bijou entre le corps et l'espace et chaque pièce est une réelle réflexion. 

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